mardi 22 juin 2010

Quels sont les risques de grossesse à 40 ans ?


« Il n’y a pas de raison de dissuader une femme de s’engager dans la maternité après 50 ans. » Une équipe de Los Angeles vient de montrer que l’âge en tant que tel, ne saurait constituer un obstacle à la grossesse, fût-ce après la ménopause. Pour Richard J. Paulson et ses collaborateurs, ce n’est pas l’âge qui importe en la matière. Après avoir étudié 77 femmes ménopausées de 50 à 63 ans, qui toutes avaient vécu une grosse induite par procréation médicalement assistée (PMA) à la suite d’un don d’ovocyte, ils en ont conclu que les dangers de l’entreprise étaient selon eux dans les limites de l’acceptable.



Les risques d’éclampsie – hypertension gravidique – et de diabète gestationnel sont augmentés dans ces conditions. Mais aux yeux de l’équipe californienne, une surveillance attentive de la future mère suffirait pour y pallier. De la même manière, la plupart de ces femmes doivent s’attendre à accoucher par césarienne plutôt que par les voies naturelles. Toutefois ce dernier facteur ne paraît pas pouvoir être retenu comme un argument à charge. g Cela posé, le taux de réussite de la fécondation médicalement assistée elle-même, le risque de grossesses multiples ou d’avortement spontané ne paraissent ni plus ni moins élevés, que la candidate à la maternité ait plus ou moins de 50 ans. Ce qui explique la conclusion des auteurs, qui ne voient aucun motif « médical » pour exclure ces femmes d’une éventuelle PMA. Reste bien sûr l’objection déontologique : quel type de relation et quel avenir ces mères pourront-elles proposer à leurs enfants lorsqu’ils auront 20 ans, sachant qu’elles-mêmes auront alors entre 70 et 83 ans ?

Source : Destination Santé